Les postures en Sophrologie

« Tout homme qui se tient debout

est le plus beau des monuments »

– Georges Dor –

Je vous arrête tout de suite, vous n’allez pas vous contorsionner dans la position du tigre qui souffle, tenir sur l’orteil gauche en imaginant être un arbre ou entortiller vos genoux pour ressembler à un lotus ! En sophrologie, il y a trois positions pour se relaxer et je suis certaine que vous les pratiquez déjà : Il s’agit de debout, assis et couché.

    Il est plus facile de se relaxer en position allongée. Certes. Mais il est également plus facile de s’endormir ! Or, le but d’une séance de sophrologie est d’activer des ressources, de visualiser un événement, de positiver notre passé, bref, de bosser ! Le but est de rester dans un état de conscience au bord du sommeil mais juste au bord …

C’est pourquoi, à moins d’être extrêmement fatigué ou pour des raisons médicales évidentes, les sophrologues proposent peu cette position.  Je l’utilise souvent le soir, dans mon lit, pour projeter ma journée du lendemain et la visualiser positivement … puis je me laisse glisser vers le sommeil.

La position allongée doit être confortable, idéalement à plat avec une petite couverture puisqu’en nous relaxant notre corps baisse en température. Les bras le long du corps, les paumes vers le ciel ( ou vers la terre si c’est plus confortable ). Les jambes confortablement écartées, les pieds tombant vers l’extérieur. Il est possible de glisser un petit coussin ou une couverture roulée sous les genoux. Ne cherchez pas la complications et n’appliquez pas à la lettre cette description, trouvez votre position en gardant à l’esprit le leitmotiv : confortable.

La deuxième position de relaxation est assis sur une chaise, et plus particulièrement sur le rebord, le dos bien droit décollé du dossier. Les bancs de méditation sont parfaits ! La nuque est dans le prolongement de la colonne vertébrale, le menton légèrement rentré. Les mains sont posées sur les cuisses. Les jambes pliées en angle droit et les pieds ancrés au sol . Enracinés.

Facile ? Une variante existe et consiste à plier les genoux davantage, à glisser les pieds sous la chaise et à joindre nos mains entre nos cuisses pour former un « O ». Ah, c’est plus compliqué ! D’autant plus si je vous dis le nom donnée à cette position : le cocher de fiacre.

La position assise est la plus utilisée lors des séances de sophrologie puisqu’elle permet d’obtenir un niveau sophro-liminal idéal : entre veille et sommeil. Vous ne vous endormez pas mais vous parvenez à une relaxation suffisamment profonde pour pousser la porte de votre monde des possibles et utiliser efficacement les outils sophrologiques. Pour ceux qui se sont arrêtés de lire au niveau sophro-quoi ? Je vous renvoie à un autre article où tout est expliqué !

Quant à la position debout, oui il est tout à fait possible de se détendre ainsi ! Eh oui, il est tout à fait possible de ne pas tomber ! C’est la position qui est utilisée souvent en tout début de séance. Elle permet de faire une bonne coupure entre son quotidien et le moment que l’on s’apprête à passer avec soi-même. Il est alors possible de s’intérioriser pour commencer le lâcher prise. Cette position est aussi très intéressante pour renforcer l’autonomie du patient car il vous sera possible de vous détendre en quelques minutes, debout, en faisant la queue à la caisse par exemple ! Pas très original comme exemple … Mais si je vous dis de vous détendre lors d’un discours debout devant 50 personnes, je gagne en originalité mais perd en crédibilité !

La description de cette posture est importante pour pouvoir être confortable. Vous écartez les pieds de la largeur de votre bassin . La largeur réelle mesdames … hors de question d’écarter à peine pour faire croire qu’on a une taille de guêpe ! Les genoux sont relâchés, légèrement fléchis pour ne pas que nos articulations soutiennent à elles seules le poids de notre corps. Le bassin est basculé vers l’avant. Le dos est bien droit, les vertèbres sont empilées les unes sur les autres avec la tête posée délicatement sur son sommet . Le menton pointant vers la poitrine . Les bras et surtout les épaules s’abandonnent à la pesanteur. Pour savoir si la position est « bonne », vous devez avoir la sensation que vous pouvez la tenir indéfiniment.

En yoga il existe le principe selon lequel la position debout doit solliciter le minimum d’énergie, juste celle nécessaire  pour nous soutenir. Toute tension inutile au maintien de notre équilibre doit être évacuée. Pensez-y lorsque vous faites la vaisselle … Je vous l’accorde c’est pénible, mais est-ce une raison pour contracter notre ventre, serrer les mâchoires et crisper les épaules ?

Alors, vous voyez, les postures sont tellement simples que vous ne pouvez pas prétendre un manque de souplesse pour procrastiner et remettre à demain votre pratique de la sophro ! Le mieux vivre, c’est maintenant et pour tous les jours …

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